Les enregistrements
Une sélection musicale
NOUTU : Danse liée au rite de la circoncision. Nangazizi (1985).
Noutu est la forme de danse la plus achevée et la plus admirée chez les Mangbetu photo danse de cour. Autrefois, les enfants l’apprenaient pendant la période qui précédait la circoncision. Le moment même de la circoncision n’était décidé que lorsque les enfants l’avaient maitrisée. Les paroles du chant évoquent par des formules brèves des thèmes importants de l'initiation. Les premiers mots s'adressent à la mère de l'enfant pour la rassurer et lui dire que tout s'est bien passe. Ensuite, c'est Imboli, l’étoile Sirius, qui est évoquée. Symboliquement c'est Imboli qui enlève le prépuce de l’enfant. Cette étoile jouait aussi un rôle important après la circoncision, lorsque les plaies étaient guéries. Au petit matin du jour de la clôture des cérémonies, peu avant le lever du soleil, les enfants sortaient de la maison où ils étaient reclus. Lorsqu'ils apercevaient Sirius, ils pointaient un arc dans sa direction, et tiraient une flèche en prononçant le second nom qu'ils s’étaient choisi pour le reste de la vie. Le dernier thème, en évoquant les ailes de l’oiseau gbongbo (un des noms du calao), signifie que les enfants peuvent à présent se débrouiller tout seuls. L'orchestre est composé d'une cloche double, de quatre tambours à fente, d’un tambour à peau et de hochets.
AMANGBETU OLYA : 2 Chants de cours Mangbetu. Nangazizi (1985).
Les chants amangbetu olya photo chanteurs assis sont exécutes à la cour du chef. Les paroles illustrent la vie de la cour sous ses différents aspects: la vie quotidienne, l'histoire, les grands problèmes du moment y sont évoqués. Les membres de la cour peuvent ainsi s'adresser au roi pour le soutenir, lui signaler un problème, lui faire des requêtes ou lui demander simplement à boire. Ce sont les seuls, dans le répertoire de la musique de cour, à ne pas être accompagnés de danses. Les premières paroles expriment l’attachement des gens de la cour au chef et lui disent que seule la mort les séparera. Ensuite, le chant attire l'attention du chef sur un problème de la vie sociale qu’il doit prendre très au sérieux. L’orchestre est composé d’un tambour à peau cylindrique, d'une cloche double, de quatre tambours à fente, d'un tambour à peau, d'une trompe en corne et de hochets.
NEMBEMBO : Danse s'exécutant en cercle. Nangazizi (1984).
Autrefois, cette musique accompagnait le chef et sa cour lorsqu'ils faisaient des tournées à travers le pays. Littéralement, le nom de cette danse de réjouissance exécutée aussi bien par les hommes que par les femmes signifie "le cercle". Le thème du chant, très populaire, parle de la relation entre une mère et son enfant. Ces paroles sont entonnées par des gens qui ont des ennuis. Ils demandent par là l’aide de leurs proches, un peu à la manière enfants qui cherchent leur mère. L'orchestre est composé d'un tambour cylindrique à peau, deux tambours à peaux, de six tambours à fente, d'une cloche double et de quelques hochets.
MABOLO : Danse de fête pendant l’intronisation du chef. Nangazizi (1984).
La danse mabolo est très populaire chez les Mangbetu. Les premiers Européens qui ont visité la région ont vu cette danse à la cour des chefs qu'ils visitaient. Schweinfurth, Jünker et Casati ont décrit et parfois même dessiné le spectacle du chef dansant seul et exécutant des soli époustouflants devant une cour composée de dizaines de femmes et d'hommes. Lors de cet enregistrement réalisé pendant les fêtes d'intronisation de Danga Dambo, le dernier chef vivant de la lignée des Danga, les chefs invités, la cour et le nouveau chef se sont succédés pendant de nombreuses heures pour présenter des soli dans lesquels chacun a montré sa virtuosité. Le public acclame les belles figures par des trilles vocales ou des cris d’approbation. Chaque danseur impose, sur la base de l’ostinato caractéristique du mabolo, les figures et le rythme que doivent jouer les musiciens.
L'orchestre est composé d'un tambour cylindrique à peau, deux tambours à peaux, de six tambours à fente, d'une cloche double et de quelques hochets.
AMBALA: Muchele muchele. Kumbolu (1987)
L'orchestre de cour du chef mangbetu peut être, à l’occasion, renforcé par un ensemble de trompes en bois. Ces instruments sont joués par des Mangbele qui habitent le territoire de la collectivité Azanga des Mangbetu. Lorsqu'ils sont entre eux, les Mangbele interprètent cette musique pour leur chef ou à l’occasion des grandes fêtes de divertissement.
Les trompes appelées ambala produisent chacune une note. Elles sont neuf et forment une échelle : Sib, Do, Ré#, Fa#, Sol. Les instruments ont chacun un nom : les trois plus graves sont dénommées "mère" (Sib, Ré#, Sol) ; ensuite vient le père (Sib), puis "l’enfant qui répond à l’appel de son père" (Do) ; après, "celui qui appelle tout le monde" (Ré#), suivi de "celui qui suit l'entonneur" (Fa#) ; vient alors "l’entonneur" qui donne la mélodie à l’ensemble (Sol), et enfin "l'aigüe" (Sib). L'ambitus est de Sib à Sib sur trois octaves. Les trompes sont accompagnées d'un tambour à peau, d'un tambour à fente ainsi que d'un fer de houe percuté.
Les instruments reproduisent très souvent des mélodies de chants, comme premier morceau dont le thème évoque un ruisseau qui se transforme en petite puis en grande rivière.
AMBALA: Kpou (1).
Le titre de ce morceau, célèbre à travers toute la région du Haut-Zaïre, évoque une fête de réjouissance à laquelle chacun peut prendre part. Il est joue par le même ensemble que celui de la pièce qui précède. Il est intéressant de remarquer que cette musique s’est répandue grâce à une coutume qui permettait à des chefs d'inviter des musiciens d'une autre chefferie pour qu'ils enseignent une musique inconnue à leurs sujets, en échange de quelques uns de leurs enfants. Ceux-ci se rendaient à l’endroit d'origine des musiciens et y restaient jusqu'au retour de ces derniers chez eux. Cette coutume a permis à de nombreuses musiques de circuler loin de leur foyer d’origine.
AMBALA: Musique de bienvenue.
Ces trompes sont jouées pour le chef ou à l’occasion des grandes fêtes de divertissement, comme c’est le cas pour cet enregistrement réalisé lors du retour du chef, après un long voyage.
AMBALA: Kpou (2).
Le thème du morceau, qui est ici seulement instrumental, évoque le temps des ancêtres et montre la façon dont ceux-ci se réjouissaient. Il faut remarquer que le thème de ce chant peut s’entendre avec d’autres instruments et même dans les polyphonies vocales des Pygmées.
NEGBADA: 2 Danses pour les jeunes. Nangazizi (1984).
Negbada est une danse exécutée le soir ou la nuit par les jeunes, habituellement avant la levée de deuil. C’est une occasion pour les jeunes gens et les jeunes filles de se rencontrer et de se taquiner à travers des chants. Le premier chant est une satire à propos d’un infirmier de la Croix-Rouge qui a rendu enceinte une femme qu'il soignait à la maternité. Le deuxième chant est une allusion à ceux qui essayent de séduire les amies des autres par toutes sortes de stratégies malhonnêtes. Dans cette sorte de danse, le tambour à fente "parle" beaucoup. Ses premiers mots disent la crainte de la mort, des sorciers et des gens jaloux. Ensuite, le joueur de tambour à fente annonce qu'il veut qu’on lui apporte à boire. Il prévient les alentours qu'il y a une fête et invite les femmes à venir y participer. Les instruments sont une cloche double, quatre tambours à fente et un tambour à peau.
LIKEMBE: par Amalwibo. Medje (1988)
Cet enregistrement permet d’entendre deux aspects du chant qui accompagne le jeu du likembe chez les Mangbetu. C'est, d'abord chanté par l'instrumentiste lui-même, une sorte de récitatif ; puis après un bref intermède instrumental, le musicien passe dans le registre de voix de tète. Ce style de chant qui semble être très ancien est très apprécié par les Mangbetu. Les paroles évoquent les problèmes de la vie quotidienne et la difficulté du travail aux champs.
LIKEMBE: par Mboro. Rungu (1985)
Cette pièce, exécutée dans le style traditionnel, utilise également le registre de poitrine et le registre de tète. Le chanteur s'accompagne d'un petit hochet. Les paroles sont la complainte d'un homme qui est marié à une femme avec laquelle il ne s'entend pas. Il dit son désespoir après avoir tout essayé pour vivre en harmonie, y compris la pratique des activités jugées les plus indignes pour un homme, comme la collecte des champignons et des chenilles.
enregistrement à venir
LIKEMBE : Mangbetu, Chant traditionnel, Rungu (1985)
Cet enregistrement permet d’entendre un style de chant très apprécié par les Mangbetu, et qui semble être très ancien. Les paroles évoquent les problèmes de la vie quotidienne et la difficulté du travail aux champs. Cette pièce montre l’alternance entre une voix aiguë et une voix grave, ce qui est typique du style traditionnel. Un des chanteurs s’accompagne du likembe et l’autre d’un petit hochet.
LIKEMBE : Beyru, Chant traditionnel, Bafwasamoa (1990)
Ce chant de divertissement Beyru est accompagné par un likembe dont le résonateur est fait d’une calebasse placée au-dessus de la table d’harmonie. Le musicien modifie le son de l’instrument en faisant un mouvement de va-et-vient entre la calebasse et son ventre. Cette forme de likembe est très répandue dans les régions de forêt.
LIKEMBE : Mangbele, Chant de divertissement, Kumbolu (1987)
Ce morceau est exécuté par trois jeunes musiciens. Deux d’entre eux (Badza Kpide et Aigba) s’accompagnent de deux likembe, le troisième (Masanga) percutant une bouteille. Les paroles de ce chant parlent de la vie quotidienne de la collectivité. Le style de jeu est très populaire chez les jeunes. L’instrument est accordé sur l’échelle pentatonique : Do#, Ré, Fa#, La#, Si.
LIKEMBE : Mangbele, Chant de divertissement, Kumbolu (1987)
Les musiciens jouent ici un chant traditionnel dans le style des xylophones Zandé, et d’autres peuples du nord du Congo. Cette pratique de transposer des mélodies d’un instrument à l’autre est très courante cette région du Congo. Les musiciens eux-mêmes disent que ce qui compte dans l’exécution n’est pas l’instrument en lui-même, mais bien la qualité du son. Il est étonnant de constater que les xylophones ne semblent jamais avoir été adoptés par les Mangbetu. Les musiciens sont les mêmes que dans l’exemple précédent.
DOMU : 2 chants avec harpe. Kumbolu (1988)
Ce chant collectif accompagné d'une harpe est une mélodie qui peut aussi se jouer avec les trompes ambala. Il s'agit d'un chant de fête joué par des Mangbele qui sont les seuls, à l'heure actuelle, à pratiquer cet instrument dans le pays mangbetu. La harpe est un instrument devenu très rare et son origine demeure assez énigmatique. Les Mangbetu contestent qu’elle appartienne à leur univers musical. Son nom, domu, vient d'une langue bantoue. L'hypothèse la plus probable est que ce sont les Mangbele, des Bantous assimilés aux Mangbetu, qui l’ont introduite dans la région. Cela expliquerait pourquoi les Mangbetu affirment ne pas jouer de cet instrument et pourquoi il est cependant présenté comme mangbetu. L'assimilation des Mangbele de ce groupement est telle que seuls quelques vieux parlent encore la langue d’origine. Les Mangbetu, jusqu'a une époque récente, déformaient le crâne des jeunes enfants en les allongeant vers le haut. Les Mangbele ont aussi pratiqué ces déformations. Ceci explique sans doute pourquoi les tètes sculptées de l'extrémité des manches de leurs harpes montraient des crânes allongés. L’attribution de ces instruments aux seuls Mangbetu est le fait des Européens, souvent peu enclins à distinguer finement les choses dans les sociétés traditionnelles d’Afrique.
NEDONGU: 2 chants avec Cithare-en-terre. Nangazizi (1985)
La cithare-en-terre, qu'on rencontre peu, est utilisée par les jeunes garçons pour accompagner des chants de divertissement. Cet instrument est construit en creusant dans le sol un trou qui est ensuite recouvert d'une plaque en bois ou d'un couvercle de casserole formant une table de résonnance. Une corde en raphia est alors fixée à des bâtonnets plantés dans le sol de part et d'autre du trou, de manière à ce qu'elle passe au dessus de celui-ci. Un morceau de bois d'une trentaine de centimètres est placé verticalement au milieu de la table et fait office de chevalet et de tendeur, séparant la corde en deux parties qui produisent deux notes différentes quand elles sont frappées avec deux petites baguettes de bois fin. Un des accompagnateurs souffle dans un morceau de bambou placé dans un pot en terre recouvert d'une feuille de bananier. Le son est modulé en déplaçant verticalement le morceau de bambou dans le pot de terre. Les thèmes des chants sont empruntés à différents répertoires ou à des événements de l’actualité. Le premier est identique a celui joué dans la danse nembembo. Le deuxième évoque quelqu'un qui est débrouillard et qui progresse dans la vie. Le troisième est chanté pour lancer un défit à une autre personne.
NEIKE: Tambours d'eau. Rungu (1985)
Les tambours d’eau sont joués par les femmes et les jeunes filles dans les rivières ou les petites étendues d’eau. La technique consiste à frapper l’eau avec les mains en forme de cuiller, de manière à obtenir un son semblable à celui d'un tambour. Cette musique est avant tout un divertissement et un jeu. Il existe quelques rythmes qui portent des noms, comme le lokoko, que l'on peut entendre avec des variations dans ces trois petits exemples. La première partie est accompagnée d’un chant dans lequel les jeunes filles raillent les spectateurs qui les observent.
NETILITILIGBO: Coquilles d’escargots. Niangara (1985)
Ce nom est donné a la musique que des jeunes filles exécutent en se frappant le dos de la main, les coudes, les genoux ou les épaules, avec des grosses coquilles d'escargot. Celles-ci peuvent se transformer en hochet lorsqu'on place des petits cailloux dedans. Cette musique peut être instrumentale ou s'accompagner de chants. La première partie du morceau est instrumentale, la seconde est un chant qui parle d'une jeune fille qui a gardé du poisson pour sa mère, pour que celle-ci puisse faire la fête.
NADUBELE: 2 Chants de deuil. Mandala (1985)
Cette musique est jouée pendant le deuil et au moment où il se clôture. L’ensemble des membres d’un clan ou d’un petit groupe d’habitations prend part à ces chants et à ces danses. Les chants reprennent des thèmes qui s'entendent dans d'autres genres musicaux. Le premier est celui de l'oiseau migrateur qui se déplace continuellement et qui évoque pour les Mangbetu quelqu'un qui se débrouille bien dans la vie. Le thème de la personne en difficulté est aussi souvent utilisé dans cette circonstance. L’alternance entre soliste et chœur est semblable à celle qu’on peut entendre dans les chants bantous. Un tambour cylindrique à peaux, deux tambours à fente, des hochets et des bâtonnets entrechoqués forment l’instrumentarium de ce morceau.
NAANDO: Musique rituelle. Mambugi (1984)
Les chants de naando sont joués à diverses occasions par des ritualistes appelés andoi. Ceux ci peuvent être invités en différentes occasions pour apporter la chance ou pour établir l’harmonie entre les vivants et les ancêtres. L'institution du naando est très complexe et est à la base de tout le code moral de la société mangbetu. Les ritualistes sont conviés à différentes occasions comme celles de la construction d'une maison, d'une coulée de fer, ou même lorsqu'on va défricher des champs. Lorsque les andoi sont présents, ils chantent et ils dansent pendant plusieurs jours et plusieurs nuits en consommant une racine aux effets hallucinogènes, appelée naando. Mais il est encore d'autres manifestations du naando. Lorsque les jeunes qui vont à la ville reçoivent leur premier salaire, ils l’offrent intégralement à leurs parents. Ce geste s’appelle s’acquitter de son naando. C'est souvent l’occasion de chanter ou de fredonner l’un ou l’autre chant du répertoire, comme celui qui est présenté ici. L'instrument qui accompagne le chant est propre à cette musique. Il s’agit du fruit dur et creux d'une liane, placé dans la paume de la main. La seule ouverture en forme de fente placée du côté des doigts est raclée par un bâtonnet à encoches. Les doigts, en bouchant et en ouvrant alternativement cette ouverture, permettent de moduler quelque peu le son. Une femme accompagne le chanteur avec un hochet.
NEIBULOLYA: Chants de chasse. Mapoli (1984)
Ce chant est exécuté au retour d'une chasse particulièrement fructueuse. Les chasseurs expriment leur joie de retrouver leur famille, sans que l'un d'entre eux ait été blessé. Les paroles sont accompagnées de cris et de murmures qui symbolisent les animaux qui ont été pris au cours de l'expédition. L'imitation du bruit des animaux se fait aussi avant la chasse, au moment de la pose des filets. Leur inclusion dans les chants du retour marque la fin effective de la chasse.
NEGBUPIOLYA: Chant de retraite. Mandala (1985)
Ces chants étaient exécutés pendant la retraite des enfants, avant la circoncision et même jusqu'au moment où leurs plaies étaient cicatrisées. Cette pièce est une des plus célèbres de ce genre. Aujourd'hui, ces chants peuvent s'entendre à la mort de quelqu'un, autour du cadavre. Autrefois, on les chantait à la circoncision parce que l’on considérait que l’enfant avait quitté une petite vie pour entrer dans une autre plus grande. Les paroles évoquent le grand touraco qui se promène sur les arbres fruitiers. Cet oiseau est le symbole de l'insouciance de la jeunesse. Cela signifie que le temps de l’enfance va prendre fin avec l'initiation qui marque l'entrée dans le monde des adultes. Les instruments sont un tambour cylindrique à peaux, deux tambours à fente, des hochets et des bâtonnets entrechoqués.
NEIBULOYA (Mamboli): Chant de chasse. Mapoli (1984) photo
Ce chant s'exécute à divers moments : au début de la saison de chasse après que le devin du mamboli ait indique la période favorable pour attraper le gibier et au retour d’une chasse fructueuse pour remercier le mamboli de ses bonnes prédictions. Les paroles évoquent le rapport des hommes avec le naando et le mamboli. Le rite du mamboli s'intègre d'ailleurs dans celui du naando : il en est une partie plus spécifique et concerne des activités précises comme la chasse et la prédiction d'événements que le ritualiste produit à partir de visions. La plupart des chanteurs s'accompagnent avec des bâtonnets qu'ils entrechoquent.
POLYPHONIES ASUA: Medje (1988)
La présence des Pygmées Asua dans l’entourage des chefs Mangbetu est connue depuis le XIXe siècle. L’influence des polyphonies Pygmées est très perceptible dans certains répertoires. C’est notamment le cas dans le jeu des trompes qui est parfois une simple copie des chants. Cette pièce est un magnifique exemple d’une polyphonie vocale dans laquelle on peut entendre la structure contrapuntique typique des chants Pygmées. La répartition des voix avec les hommes qui chantent une sorte de basse obstinée et les femmes qui yodlent est aussi caractéristique. Ce chant peut s’entendre sous diverses formes dans tout le territoire Mangbetu. L’accompagnement rythmique est assuré par des battements de main et des bâtonnets entrechoqués.
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