Les danses
De la colonisation à la globalisation


Le fameux dessin de la cour, où le roi danse, montre aussi que le corps des femmes de Mbunza et des danseuses était peint avec des motifs que l’on peut retrouver sur les peintures sur écorce Mangbetu ou encore sur certaines sculptures. En 1990, une des danseuses de l’orchestre de cour du chef Danga Dambo de Nangazizi, était toujours capable de dessiner les motifs de ces peintures corporelles et d’expliquer leur fonction dans les différentes danses de cour. Dessin de Samoa et photo

Les danses de cour pratiquées autour de la chefferie Mangbetu ont des formes assez diverses et élaborées. L’orchestre qui les accompagne est constitué d’un ensemble d’instruments à percussion, tambours, tambours à fente et cloche double, à l’occasion accompagnés par des trompes. Les danseurs et les chanteurs s’accompagnent de hochets et de grelots placés autour des chevilles. Les catégories du répertoire se reconnaissent aux ostinatos rythmiques qui accompagnent les danses et les chants.

La danse des tabourets où des femmes accompagnent le chef en dansant assises sur des tabourets est sans doute une forme de la danse mabolo. Elle est représentée sur de nombreux documents anciens de Schweinfurth, Lang et Zagourski. Cette danse semble avoir disparu. La danse des boucliers qui est une pantomime guerrière où des danseurs miment des combats avec des lances et des boucliers est encore pratiquée autour du chef pour des événements importants. Le plus vieux témoignage de cette danse vient des photos faites par Herbert Lang entre 1090 et 1915 à la cour du chef Matchaga Okondo. Cette danse a été enregistrée et photographiée à la fin du XXè siècle à la cours du chef Danga Dambo à Nangazizi. Les danseuses et danseurs de cour Samoa et Nzamaye photo ont fourni de nombreux détails sur la symbolique des peintures corporelles et des costumes de danse. Les femmes étaient revêtues d’une jupe d’écorce noircie à l’avant du corps, le postérieur étant recouvert d’un plateau orné, de forme ovale, fait de tissus végétaux. Pour d’autres occasions, elles portaient des ceintures de feuilles. Les hommes portaient des pagnes faits de bandes d’écorce alternant des bandes claires et des bandes sombres. Danseuses et danseurs portaient une peau de colobe, à l’avant où à l’arrière du corps, au dessus des tissus d’écorce. Les chapeaux portés à ces occasions étaient faits de vannerie décorées et ornées de plumes de rapaces ou des plumes rouges de la queue du perroquet gris du Gabon. Certaines parties du corps des danseurs pouvaient être recouvertes de motifs peints spécifiques. Ces motifs se retrouvent aussi sur les peintures sur écorce et sur certaines sculptures Mangbetu.

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 © Didier Demolin

 

 

Notes

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Références

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